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Pour les Grecs anciens qui connaissaient la Méditerranée comme leur poche, et disposaient donc d’éléments de comparaison, la Corse était « Kallisté ». En français, « la plus belle ». L’appréciation a franchi les millénaires et reste actuelle. Oui, la Corse, indescriptible union entre la montagne et la mer, les vagues et le ciel, est, indiscutablement la plus belle des îles de la Mare Nostrum.
Cette géographie, partagée entre relief et ondes, pose d’emblée l’heureuse perspective que des vacances dans l’Île de beauté seront autant de détente que sportives, autant de trouvailles que de tranquillité. Au choix. Abondance de biens ne nuit pas. La Corse c’est un patrimoine, une gastronomie, une agriculture, un vignoble, un art du bien-vivre. Dès lors, chaque journée offre un immense champ de libertés : plage ou sentier ? Montagne ou nautisme ? Musée ou VTT ? Nage ou rafting ? Bonne table ou alpinisme ?
Continent miniature, la belle est aussi un paradis avec son parc marin international, son parc naturel régional qui s’étend sur un tiers de sa surface, et protège 2 000 espèces végétales qui y ont trouvé la terre dont elles avaient besoin pour s’épanouir.
La liste des pratiques sportives ou approchantes est infinie. Disons qu’en Corse, le champ des possibles ne se résume pas à la trilogie imaginaire plage/sieste/baignade. Pêche sous-marine, chasse, équitation, cyclotourisme, canoë, rafting, ULM, golf, planche à voie, kayak de mer, ski nautique, bodyboard, plongée sous marine, pour ne citer qu’eux ont leur place dans les programmes de vacances quotidiens. En automne et en hiver il faut y ajouter le ski alpin et les promenades en raquettes.
Regards sur l’histoire
Il faudrait venir souvent pour effectuer un tour exhaustif des principales curiosités. À Cauria, près de Sartène, voici les alignements mégalithiques d’I Stantari et de Rinaiu, constitués de pierres dressées, de menhirs et même de statues menhirs qui prouvent que les premiers hommes avaient déjà un sens artistique certain.
À Cucuruzzu, près de Levie, un sentier de visite parcourt un des plus importants sites monumentaux de l’âge du bronze de la région, ainsi que des restes médiévaux.
À Aleria, ce sont les traces de la première capitale de l’île qui se laissent entrevoir sur un site dont le chantier de fouilles reste ouvert.
Entreprendre un tour des monuments historiques religieux et militaires serait présomptueux tant l’île en regorge. Déjà, la découverte des principales villes – Ajaccio, Bastia, Bonifacio, Calvi, Cargèse, Porto suffit à étancher sa soif d’explorations culturelles.
À travers l’île
Un moyen idyllique de traverser l’île est d’emprunter le chemin de fer. La voie qui d’Ajaccio rallye Bastia, par la ligne centrale, Calvi et l’Île Rousse, par la voie de la Balagne (changement à Ponte Leccia) traverse des paysages incroyables, inaccessibles depuis la route. Le réseau ferré corse compte 232 kilomètres de voies et 16 gares. Il s’enorgueillit de nombreux ouvrages d’art dont le viaduc du Vechju construit par Gustave Eiffel. Intéressant : il existe un pass d’une durée de sept jours, idéal pour découvrir l’île en toute liberté.
Des journées spéciales sont organisées comprenant visite de la forêt de Vizzavona avec un agent de l’Office national des forêts et pique-nique.
Pratique
La Corse est desservie par vols directs au départ de Bordeaux. Le meilleur moyen pour visiter l’îleen toute indépendance est de louer une voiture sur place. Attention, les distances sont trompeuses et les trajets, sinueux, se mesurent en temps plus qu’en kilomètres.